













Depuis une semaine, c'est l'effervescence à Melbourne, c'est la semaine de la Melbourne cup. Tout au long du printemps, des courses de chevaux sont organisées à l'hippodrome mais cette semaine est très spéciale avec les plus gros prix qui sont distribués.
Cette semaine est appelée spring carnival car tout le monde se met sur son 31 pour aller aux courses, comme en témoignent les photos ci-dessus.
La période faste commence avec le Derby day qui était samedi dernier. Cette année pour poursuivre dans la lancée du temps de merde, il a fait très froid et il a plu toute la journée ce jour-là. C'est bien au chaud que j'ai vu défiler les troupes endimanchées partir vers le champ de courses et revenir trempées avec le mascara au milieu des joues, les chaussures toutes crottées dans les mains.
Ensuite vient le cup day, mardi dernier, la Melbourne cup dont le premier prix s'élève à plus d'un million de dollar et qui donne lui à un jour férié, c'est dire si c'est sacré: tous le pays s'arrête à 15h, heure de la course. Cette année cocorico, c'est un cheval français mais qui s'appelle américain, monté par un jockey français, coaché par un entraîneur français qui a gagné la Melbourne cup.
ensuite, le jeudi qui suit, c'est le jour des dames, le Oaks day. Les femmes sont à l'honneur et se doivent d'être très élégantes.
La semaine de folie se termine par le stakes day, le jour des familles qui était hier samedi et où je suis allée avec des collègues et leurs amis. Heureusement, nous avons eu très beau temps ce qui nous a évité de patauger dans la boue toute la journée.
Il y a plusieurs façons de vivre l'événement. Dans tous les cas, on se met sur son 31, chapeau de rigueur pour les dames, costard et chapeau aussi pour les messieurs. Il y a même une fleur attribuée à chaque jour, que les messieurs se doivent de porter en boutonnière. Au stakes day, il s'agissait d'une rose rouge.
L'option n°1: on prend un billet pour aller dans les tribunes, on se renseigne sur les cotes des chevaux, on lit les journaux et on place son pari, on regarde ensuite les courses se dérouler depuis les tribunes en sirotant quelques bulles et bien sûr sur les derniers mètres, on hurle au cas où ça aide notre favori à gagner, même si on se situe à 500 m au moins de l'action, on ne sait jamais, ça peut marcher. On entrecoupe tout ça de la dégustation d'une meat-pie ou d'un fish and chips, on peut aussi se balader dans les stands des sponsors qui sont installés à côté des tribunes. Bref, on a l'impression de passer la journée en 1920 dans l'aristocratie anglaise et c'est vraiment sympa
L'option n°2: choisi par les australiens plutôt jeunes est la suivante: après s'être mis sur son 31 et rendu à l'hippodrome par le train, jusque là, tout pareil que l'option 1, on se rend sur le parking à côté de l'hippodrome, où on a souvent réservé un emplacement. On ne prête pas vraiment attention aux courses mais ça ne nous empêche pas de trinquer allégrement à la victoire de chevaux qu'on ne connaît pas et à la bonne fortune de ceux qui ont joué. Bref, on passe la journée à se pinter sur le parking et souvent on a même pas de voiture! je n'ai pas choisi cette option mais là d'un coup, c'est bien moins glamour, pas de confusion possible, tu sais que tu n'es pas entourée d'aristocrates anglais et tu te doutes que tu n'es pas en 1920, car tu entends de la dance music sur le parking...le bogan n'est pas loin, je te le dis.
voilà c'est ça l'Australie, une terre de contraste.
Moi j'ai choisi le glam jusqu'au bout, nous étions installés dans les tribunes en face de la ligne d'arrivée. Je me suis envoyé mon fish and chips, je suis allée voir les messieurs avec les gros sacs blancs pleins de sous, appelés aussi bookmakers, j'ai placé mon pari et j'ai même gagné 30 dollars. Je suis, bien sûr, aller fureter au stand de 2 de mes clients: l'Oréal et Schweppes.
Et en fin d'après-midi, quand nous étions un peu lasses de toute cette agitation, j'ai été déçue de ne pas rentrer en calèche...retour en 2010.
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